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LE LIVRE

 

 

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Depuis des siècles un livre prenait la poussière au fond d'un grenier, comme s'il avait été abandonné là par négligence ou bien par le départ précipité de son propriétaire, alors qu'il renfermait un véritable trés-or : la vie elle même! Celui-ci était entièrement recouvert par la poussière au point de nous cacher le titre et le nom de son auteur et on se demandait même s'il eut un éditeur de son vivant, sinon la vie elle même? Posé sur une vieille commode, dont on ne pouvait donner l'époque exacte, il trônait devant un cadre photo où figuraient à l'intérieur une femme et son enfant qu'elle pressait entre ses bras. Visiblem-ent tous les deux souriaient à la vie et semblaient heureux de vivre ce bonheur idéal entre une mère et son fils, après avoir vécu semble-t-il l'enfer auprès d'un mari violent et jaloux! C'était très émouvant à voir, car tous les deux pouvaient être morts depuis bien longtemps, bref, depuis ce temps idéal où tous ces objets, apparemment sans grande valeur, avaient été mis en place comme pour l'éternité. A vrai dire, on en savait rien. A côté était posé un Walkman avec ses écouteurs oranges ainsi que de vieilles basqu-ettes tordues par l'effort et usées jusqu'à la corde par son possesseur de marathonien. En fait, on ne sav-ait avec exactitude, par ces choses très ordinaires, s'ils avaient appartenu à une femme ou à un homme des années 80 genre très sportif, quand on remarquait le long des murs de hautes étagères où des milliers de livres avaient été rangés avec grand soin. Un intellectuel sportif, cela put-il exister vraiment, quand nous savions tous que le sport nuisit à la profonde réflexion philosophique ou intellectuelle? Étrangem-ent, seul un livre avait été oublié et s'étalait de tout son corps sur la commode et sur ce point bien com-mode pour qu'il fut visible par tous. Étonnement seuls les insectes, les araignées et les rats semblaient le vénérer pour des raisons fortes différentes, bref, comme un lieu de nourriture pour les vers bouffeurs de papier, un point d'ancrage formidable pour les araignées afin d'étendre leur toile jusqu'au plafond et un marche pied idéal pour les rats afin d'escalader jusqu'au plus hautes étagères. La culture, me sembla-t-il, ne fut pas seulement une question exclusivement humaine, mais largement partagée par toutes les espèc-es vivantes, n'est-ce pas? Bizarrement, quand je fus embauché comme domestique chez Lord Builtman, il refusa toujours de me laisser nettoyer son grenier pour des raisons que je n'arrivais pas bien à m'exp-liquer. Mais bon, c'était lui mon patron et je n'avais pas mon mot à dire sur ses affaires privées et sur son passé sinon respecter ses ordres à la lettre même s'ils étaient en contradiction avec mon métier. Mais sai-sissez bien, mon cher lecteur, que je ne vous parlais pas d'une époque lointaine par ma sensibilité un peu vieux jeu et par ma soumission qui pourrait vous indigner( alors que je l'assumais parfaitement), mais bien de notre époque d'aujourd'hui! 

L'histoire est que mon patron, après avoir fait fortune dans l'informatique et dans le numérique, a fait annoblir son nom grace à un don important à la couronne d'Angleterre dont la modernité ne vous aura pas échappé, mon cher lecteur. Bref, grâce à ses talents d'hommes d'affaires, il était devenu riche et s' ac-heta un manoir dans la region de Crawlet où j'exerce en ce moment ma profession de majordome. Mon nom est Eric et je suis d'origine française, mais avec une attirance toute particulière pour les mœurs an-glaises et aristocratiques à l'inverse des mœurs françaises qui m'ont fait fuir mon pays pour des raisons évidentes d'allergies à l'arrogance injustifiée de nos bureaucrates. Et permettez-moi à ce titre d'être ind-élicat envers mes compatriotes que je plains sévèrement de servir des parvenus qui n'ont jamais rien fait de leur vie, sinon embobiner leurs concitoyens pour gravir le piédestal du pouvoir. Veuillez excuser, une nouvelle fois ma férocité, mais ces gens en Angleterre n'auraient jamais eu la moindre chance d'en-trer au parlement, mais seulement à la poste ou la Royal mail, ah! ah! ah! Oh excusez-moi, un instant, je viens d'entendre du bruit dans le grand salon et il est fort possible que Lord Builtman soit rentré de Lo-ndres où il traite en ce moment un nombre important d'affaires. Il est vrai depuis que je suis a son serv-ice, depuis 6 ans exactement, il m'en parle fort peu. Car il m'a confessé un jour dans son salon privé que ses compatriotes étaient d'une telle férocité dans les affaires qu'il préférait mieux laisser ces combats de tigre au dehors de son manoir et discuter avec moi des choses de la vie, bref, avec un frenchie comme il aimait bien me taquiner. Et c'est pour cette raison, je crois, qu'il m'a choisi pour être son majordome ainsi que pour mon célibat. Car je ne me suis jamais marié et pour la simple raison que j'ai toujours trouvé les femmes françaises beaucoup plus amoureuses de l'égalité entre les sexes que de l'Amour véri-table et que j'en ai fait vite le tour, croyez-moi. Quant à mon patron, dans sa jeunesse, ses conquêtes fé-minines se comptaient par centaines, m'avoua-t-il un jour après avoir bu un peu trop de brandy, bref, quand il se lâchait un peu. Et c'est, je pense, ce décalage qui nous permettait de bien nous ent-endre et de nous plaindre l'un à l'autre sans trop de rivalité, l'un par ses excès en trop et l'autre par ses excès en mo-ins, ce qui rendait nos discuttions fortes instructives et étonnement très équilibrées. Pour lui, disons-le franchement, j'étais une exception pour un français, me confia-t-il à plusieurs reprises, lui qui connaiss-ait bien mes compatriotes pour leur arrogance et pour être des coureurs de jupons devant l'éternel. Et sans conteste pour sa nature, Old England, j'étais un sage dont les qualités me firent vite gagner son am-itié ainsi que pour mes origines françaises qu'il aimait bien taquiner les travers quand nous parlions poli-tique. Mais bon, cela faisait partie entièrement du jeu et m'en plaignait aucunement sachant que Lord Builtman était très généreux avec moi et me versait un salaire annuel de 50000 livres sterling de quoi affoler toutes les bonniches de France, n'est-ce pas?

Je viens de passer dans le grand salon où je n'ai vu personne sauf le chat de mes voisins, les Canterbo- row, qui avait réussi à se faufiler par une fenêtre entrouverte et j'ai eu une folle hantise qu'il ait fait ses griffes sur les meubles et canapés de Sir Builtman. Mon dieu, j'ai mis un temps fou pour le rattrap-er, car ce démon se faufilait sous les meubles comme s'il voulait jouer avec moi, alors que j'en avais pas le temps. Sale bestiole! lui lancai-je en le jetant par la fenêtre du rez-de-chaussée, bien évidemment. La prochaine fois, pensai-je, je le balancerai bien du second étage afin de lui faire comprendre que c'était moi le maître ici! Lord Builtman, pendant son absence, me permet de regarder la télévision dans le grand salon afin que je m' informe de l'actualité. Car ayant tout son temps pris par ses affaires, à son retour il aime bien que je lui fasse un compte rendu de ce qui s'est passé dans le monde ou en Angleterre. Je ne pense pas par affairisme, mais plutôt pour éviter tout investissement risqué ou inutile dans une mauv-aise conjoncture. Il me permet aussi de prendre sa Royce pour aller faire les courses à Londres où j'y vais en toute décontraction en jeans et polo. Parfois, les gens me prennent pour une célébrité, alors que j'en ai jamais eu la prétention, mais c'est amusant ce jeu là pour moi. C'est dire que mon patron est d'une très grande générosité envers ma disponibilité, mais ne tolère pas a son retour que je sois absent ni déjà couché, ce à quoi je ne déroge jamais. Tenez hier soir, vers les minuit, il est rentré tellement exténué par ses affaires à la City que j'ai dû lui préparer une bonne omelette à l'oignon avec des pommes de terres sautées pour le requinquer un peu, tout en me confessant qu'il avait passé une journée infernale, ce que je pouvais que croire vu son visage à la mine déconfite où je n'ai eu aucune hésitation à lui retirer ses chaussures où ses pieds semblaient lui faire horriblement souffrir aussi bien physiquement que moral-ement. Ainsi il a mangé pieds nus dans la cuisine, ce qui lui avait comme ouvert l'appétit en changeant un peu ses habitudes d'aristocrates, ce que j'ai pu remarquer. Au dessert, je lui ai servi une gênoise avec de la crème anglaise parfumée légèrement au rhum, ce qui l'a beaucoup apprécié et m'a complimenté sur mes talents de cuisinier. Faut dire aussi que le travail au manoir ne manque pas où il y a toujours quel-que choses à faire et si ce n'est pas la cuisine, c'est le jardin qu'il faut nettoyer, arroser les parterres de fleurs, puis les vitres à laver, dépoussiérer les meubles et même les remettre à leur place. Car j'ai remar-qué depuis que je travaille chez Lord Builtman que ces derniers avaient tendance à se déplacer. Je ne dis pas au point de se retrouver du jour au lendemain dans la cuisine alors qu'ils étaient dans le salon, mais de quelques centimètres par an, comme s'ils avaient du mal à tenir en place comme mon patron ou bien comme des êtres vivants! Et à chaque que je les soulève pour les remettre en place, cela me demande des efforts colossaux où il me semble comme les contrarier. Je ne sais pas d'où peut me venir cette étrange impression. Mais bon, mon travail de domestique est là pour que rien ne bouge dans le manoir afin d' asurer à Lord Builtman une tranquillité d'esprit ou si vous voulez une stabilité pour qu'il fasse fructifier ses affaires dans le monde entier.

La tradition, m'a-t-il dit un jour, est comme le terreau de la réussite, alors qu'en France c'est le terreau de la désolation depuis que les républicains avaient décapité Louis 16. Mais je n'osais jamais le contre-dire sur ce sujet bien réel et historique, sachant que j'aimais toujours la France dans le sens terrien des choses et non d'une manière intellectuelle ou idéologique comme la plus part de mes compatriotes, bref, comme la terre de mes ancêtres et de ma naissance, mais où l'esprit républicain avait malheureusement décimé une grande partie de nos traditions séculaires. Dans un sens, je ne pouvais être qu'en accord avec lui sur la direction politique désastreuse qu'avait pris la France depuis le siècle des lumières et que mon pays finirait un jour comme dans une catastrophe programmée. A ce propos, j'ai vu à la télé la recrude-sence des attentats islamistes sur Paris où le 13 novembre dernier une bande de sauvages avaient liquidé à la kalachnikov 80 personnes dans une salle de concert! Je pense que c'est le début de la décadence en France et j'espère que cela n'arrivera pas en Angleterre où nous sommes, il faut le dire, beaucoup plus tolérant en matière de religion que la France Jacobine. Mais rien à ce jour ne peut nous prouver le con-traire, car en politique les hommes sont tellement incompétents qu'ils pourraient bien nous provoquer la 3 ème guerre mondiale sans parler de la communauté Européenne qui était devenue un grand supermar-ché pour les pays de l'Est et de leurs mafias locales. Sans oublier ses flots de réfugiés qui envahissent notre vieux continent européen où l'Angleterre qui est une île, ne l'oublions pas, pourrait bien sombrer comme le Titanic si on laissait la communauté européenne charger nos cales sans notre accord! Espér-ons seulement que cela ne se finisse pas en clash ou en Brexit. A propos de la recrudescence des attentats sur Paris qui préfigure la décadence de la France, je pense que ces fous furieux qui les perpétuent resse-mblent étrangement à nos hordes sauvages du passé, comme les Huns où les Visigoths par exemple, par un goût évident pour le carnage, n'est-ce pas? Mais il faudrait rappeler ici, au lecteur, que malheureuse-ment toutes nos civilisations ont commencé par ces faits très marquants voir très sanglants pour les Ho-mmes, ce qu'il ne faut pas se cacher. Et que ce goût irrépressible pour la violence et le sang sont là pour marquer ses contemporains où ces événements allucinants sont comme les preuves de notre retour vers le  passé pour notre monde actuel. Et il est fort possible que nous ayons atteint les limites de notre civi-lisation moderne et démocratique où les signes avant coureur pour la France sont ses principes égalitai-res (qui sont de couper toutes les têtes qui dépassent, alors qu'elles pourraient bien être celles de nos fu-turs grands Hommes ou génies!). Bref, en supprimant toute possibilité à l'individu de se réaliser d'après les plans de la nature et de Dieu sachant que la république avait soustrait Dieu et la nature aux Hommes en planifiant leur destin de la naissance à la mort afin qu'ils ne fassent plus de "bêtises" si on peut s'exp-rimer ainsi. 

Et que cette réduction sévère de la liberté pour les plus téméraires et les plus courageux d'entre nous soit comme le symptôme évident de cette explosion de violence dans notre société démocratique, qu'on croy-ait parfaite en intégrant la religion chrétienne pour tempérer la Raison fortement dogmatique. Et puis soyons réaliste, Jésus-Christ et malgré son sacrifice et son message d'amour pour tous les Hommes n' avait jamais pu empêcher les deux guerres mondiales ni la Shoa, n'est-ce pas? Et de là à dire que Jesus-Christ pouvait être un imposteur, je crois que beaucoup était prêt à le croire, non pas seulement les juifs qu'on pouvait bien comprendre, mais tout particulièrement ces islamistes qui avaient réinventé la relig-ion du prophète Mahomet pour reconquérir le monde. Personnellement, j'ai toujours cru en Jésus-Chr-ist, non par une véritable foi, mais seulement pour le respect aux traditions de mes ancêtres. Et c' est vrai que j'ai toujours été très obéissant et très fier de me soumettre aux règles des aristocrates, mais jamais à celles des bourgeois qui nous regardaient comme une marchandise économique et non comme des êtres qui avaient une âme et un coeur. L'argent est leur maitre à penser et n'ont jamais eu le moindre respect pour les valeurs liées au courage et au sacrifice des Hommes à leur service, mais seulement à leur expl-oitation comme une vulgaire marchandise. Le capitalisme avait atteint me semble-t-il ses limites en ay-ant soustrait aux Hommes leur valeur humaine en leur donnant un prix et estimé au moindre coût pour le système. Je vous avouerai que je n'ai jamais voulu travailler pour ces gens qui m'auraient aussitôt pris pour un esclave ou bien pour un idiot. Alors qu'avec Lord Builtman, c'est tout le contraire et me traite avec un grand respect, comme un fidèle compagnon qui l'accompagnerait jusqu'a sa mort sans le trahir. Bref,  tout le contraire des moeurs rencontrées chez les bourgeois où l'on nous considérait comme des robots laveur, nettoyeur, astiqueur en nous interdisant de montrer le moindre signe de vie pendant le ser-vice, bref, le rêve bourgeois de créer l'Homme invisible à leur service qui n'aurait ni yeux ni oreilles pour voir et entendre tout ce qui se passait et se disait à l'intérieur de ces lieux inavouables de la bourg-eoisie! C'est dire une hypocrisie poussée à l'extreme, alors qu'une entente toute naturelle avec les gens de maison aurait pu éviter tout scandale de sortir de ces lieux et éviter toutes polémiques envers leurs moeurs pas si catholiques comme ils le prétendaient. Mais bon, les bourgeois sont des arrivistes qui ont toujours essayé de copier les moeurs des aristocrates, mais sans y parvenir vraiment. Car une chèvre res-tera toujours une chèvre et qu'un aigle royal ne s'aventurera jamais dans les terrains boueux de la so-ciété, mais volera toujours très haut dans le ciel telle est sa destinée voulue par Dieu et la nature. En général, le bourgeois est pressé de réussir et s'accorde peu de temps à la vraie réflexion, sinon à celle de ses intérêts et à l'image qu'il souhaite donner à ses contemporains pour monter qu'il est quelqu'un d' exe-mplaire, ce qui a vrai dire n'est pas de la vraie reflexion, comme nous l'entendons tous, mais qu' une ada-ptation à l'environnement économique et médiatique qui bouge tout le temps, il faut le dire.

Bien sûr, vous allez me dire que j'idéalise un peu trop Lord Builtman et qu'il ne serait en vérité qu'un bourgeois déguisé en aristocrate. Mais je peux vous confirmer que cela est absolument faux! Et si les apparences sont souvent trompeuses, sachez, mon cher lecteur, que les anglais n'ont jamais décapité leur roi ou leur reine pour des questions intellectuelles ou idéologiques, mais uniquement pour des raisons de haute trahison envers la terre mère, l'Angleterre! Ceci est je pense très important à rappeler à tous mes compatriotes qui se sont perdus, depuis ces temps inqualifiables, non pas dans les limbes de la raison, mais bien dans celle de la folie destructrice. Et je pense sincèrement que mon patron lorsqu'il est devenu riche n'a fait que revêtir ses anciens habits d'aristocrates et non d'arrivistes. Justement pour parler de ces statuts sociaux qu'on accorde aux gens selon leur fortune ou la classe sociale où ils naissent, je trouve la France d'aujourd'hui fort douée dans ce domaine, disons dans son administration, où celle-ci a pratique-ment réussi un tour de force en donnant le statut de petits délinquants à toute une génération de maghré-bins et de blacks nés pourtant français! Je plains vraiment ces jeunes gens qui ne pourront jamais effacer cette étiquette( ou étoile jaune) sur leur front et sortir de cette glue institutionnelle. Mais sachant que la France est une société xenophobe et raciste, cela arrange bien ses affaires en garantissant ses emplois aux petits blancs, ce qu'il ne faut pas se cacher. J'ai vu hier, dans une émission à la télé, que certains de ces jeunes gens se faisaient faire une opération esthétique pour ne plus avoir cette tête d'Arabe qu'il ne supp-ortait plus en condamnant leur avenir au sein de la société occidentale. Quant aux blacks, tous les jours, ils se faisaient faire des séances de blanchissement afin de montrer aux autres les efforts colossaux qu'ils faisaient pour s'intégrer! Mon dieu, voilà les tristes résultats de la révolution française qui avaient mené ses concitoyens vers des comportements anormaux et anti-naturels. Et de là à s'étonner que certains d'en-tre eux puissent choisir la voie du terroriste, il n'y avait qu'un pas! Pour parler d'autre chose et de plus gai, Lord Builtman à l'entrée du manoir à fait poser une plaque où il y avait inscrit la devise de la maison : Ici on se cultive et on se réjouit! C'est dire qu'ici on était très loin de la France d'aujourd'hui où l'on se battait à coups de 49-3 à l'assemblée nationale pour avoir les meilleurs places. Faut dire aussi que Lord Builtman, pour montrer son attachement aux traditions de sa région, n'avait fait que reprendre la devise de la ville de Crawley qui était : I grow and I rejoice( Je prospère et je réjouis!) qu'il avait un peu modi-fié pour la faire sienne. Comme vous l'avez sûrement remarqué, mon patron aimait beaucoup se cultiver pour procurer du plaisir à ses hôtes qu'ils invitaient souvent au manoir. Faut dire aussi qu'ils n'y parlai-ent jamais d'argent ou d'affaires, mais seulement de politique et du comment restaurer le vieil empire britannique que la communauté européenne comptait, bien évidemment, faire échouer!  

En tant que français, je pourrais prendre ces discutions fort surréalistes, mais pas du tout, car j'étais ava-nt tout royaliste. Et la dernière fois, alors que je servais du punch aux invités prestigieux, comme Sir Burton qui siège au parlement, à la chambre des lords, il m'a demande mon avis sur les dernières électio-ons françaises au sujet d'un homme fort jeune qui, sans expérience politique et entreprenale, avait réussi à devenir président de la république française! Je ne vous cacherai pas que tout le monde éclata de rire quand je leur lançai, non sans humour : Mais messieurs, c'est la France qui est le pays de l'éblouissement total comme au siècle des lumières! Ah! Ah! Ah! Mon trait d'humour ne passa pas inaperçu auprès de ces prestigieux invités qui reconnurent en moi une certaine intelligence, ce qu'aucun petit bourgeois n' aurait pu reconnaître sans froisser son arrogance, bien évidemment. Ici chez les nobles tout était transparent et on ne badinait jamais avec l'amour de son pays ni avec ses convictions Et si le nouveau président franç-ais avait réussi à se faire élire, c'était grace à un coup d'esbroufe et à une erreur politique de son princi-pal adversaire, qui avait employé sa femme comme assistante parlementaire qui ne faisait rien, mais enc-aissait le salaire juteux de 5000 € par mois! Bref, ce fut un fabuleux coup du destin pour notre jeune président qui n'avait aucun programme politique sérieux à proposer aux français, sinon battre le front na-tional au second tour, ce qui était a la portée de n'importe quel imbécile, n'est-ce pas? Comprenez bien, mon cher lecteur, si je ne vous donne pas le nom du président de la république, c'est parce qu'il en défile tellement en Fance( tous les cinq ans) qu'il est inutile de le faire, n'est-ce pas? Mais bon, si la république française dans les décennies à venir n'avait que ce programme, plutôt léger, pour se maintenir en vie ( de battre le front national), je la plaignais très amèrement. Il est évident que dans ce foutoir républicain auc-un grand homme n'émmergera pour sauver la France et poursuivre son passé glorieux entrepris par ses rois conquérants. C'est vrai, quand je donne mon avis aux invités de Lord Builtman, je n'y vais jamais avec le dos de la cuillère et c'est pour cela qu'on m'aime bien, bref, par mon insolence toute française que les anglais nous envient souvent. Mais en pensant au retour de la royauté en France, je trouverai cela captivant afin d'en finir avec les imposteurs. Et avec l'aide des anglais, une chose fort possible pour les siècles à venir, n'est-ce pas? Et puis entre nous, mon ami, ne vous manque-t-il pas ce besoin d'admirer d' illustres grands hommes au lieu des fantoches d'aujourd'hui? Car ces fantoches ne sont que des images proposées par les médias ou le cinéma pour faire rêver la masse des imbéciles en ayant aucune existence réelle, sinon qu'une fiction inventée pour palier à ce manque cruel d'admirer de vrais grands hommes et non des imposteurs. Je pense que vous serez d'accord sur mon analyse, mon ami, car n'avez vous pas re-ssenti comme moi, devant votre petit écran, un profond dégoût de voir ces gens accaparer la scène polit-ique, artistique et même intellectuelle, alors qu'ils ne sont que des images ou des postures inventées par notre civilisation en déclin?

Il me semble bien que les désirs de Lord Builtman et de ses prestigieux invités de vouloir restaurer le vieil empire britannique arrive à point nommé pour contrebalancer cette fâcheuse tendance au mensonge généralisé. Et puis regardez autour de vous et que voyez vous en Turquie, en Chine, en Allemagne, en Russie sinon le retour des empires? Et quand vous regardez la communauté européenne ne voyez-vous pas la prédominance économique de l'Allemagne où toute l'Europe est obligée de se prosterner sinon un coup de ciseaux dans leurs subventions? N'est-ce pas une preuve du retour de l'empire allemand dans le monde d'aujourd'hui qui effraye même les américains d'après les dernières infos? Serait-ce pour eux une façon de se venger de leur défaite historique durant la deuxième guerre mondiale? En fait, je crois que nous en sommes pas loin, mais qu'ils n'avoueront jamais à la tribune du parlement européen par strat-égie, bien évidemment. Quand je pense à ce retour des empires imminents, j'ai du mal à penser à l'avenir de la France, sinon qu'elle sera une colonie chinoise( en ayant vendu ses meilleurs vignobles et ses ports de commerces) ou un centre touristique pour les étrangers. Et je me dis: Pauvre France! quand je pensais à tous mes illustres ancêtres qui avaient bâti le plus puissant royaume d'Europe! Et je sais de quoi je parle en tant que domestique des grands où la France deviendra malheureusement, comme je le crois, les domestiques des puissants! Un chose importante à vous dire, mon cher lecteur, c'est que dans ce manoir où des gens compétents et sérieux s'entretiennent, il n'y règne aucun esprit complotiste contre la reine ou contre le pouvoir, car les britanniques ont toujours été unionistes et non révolutionnaires comme les fr-ançais afin de sauvegarder les intérêts de la couronne. C'est dire la grande différence qu'ils ont avec no-us et ne sont pas prêts à jeter le bébé avec l'eau du bain. Ici en Angleterre nous avons encore les pieds sur Terre, bref, toujours reliés sur le sol de nos ancêtres prestigieux, mais aussi au ciel grace à la croyance en un Dieu protecteur où nous n'avons jamais cru à l'intellectualisme des idées, comme les français qui les avait mené très loin de la réalité et surtout loin de leurs intérêts. Ici au manoir tout est stable, sauf les meubles qui se déplacent de quelques centimètres par an pour des raisons inexpliquées. Au début, je cro-yais que c'étaient les invités de Lord Builtman qui les déplaçaient pour pouvoir faire des parties de cartes ou bien des parties de mini-golf dans le salon, comme on le voit aujourd'hui dans les maisons moderne. Mais quand je constatais que les armoires victoriennes avaient elles aussi ce défaut, je dus revoir ma co-pie et en conclure qu'il y avait des choses mystérieuses qui se passaient dans le manoir!

Et sans parler du grenier que Lord Builtman me refusait toujours de dépoussiérer pour une raison inco- nnue, j'y voyais alors comme un mystère à résoudre avec toute la discretion qu'on put me porter en tant que majordome. Voyez-vous, quand vous regardez les choses au niveau de la domesticité, c'est fou co- mme les choses se montrent clairement à vos yeux et vous font connaître la nature des relations que vos maitres veulent bien vous accorder. Et entre la bourgeoisie et la noblesse, comme je vous le disais préc- edemment, i n'y avait pas photo et je n'y reviendrai pas. Et quand je regardais la France sous l'angle bien particulier de la domesticité, on se demandait qui servait les uns et les autres? Bref, les élites servaient-elles le peuple ou bien était-ce le contraire, comme il nous semblait assister? Pourtant au début de la constitution républicaine la chose était claire, c'étaient aux élites de servir le peuple et non le contraire. Je me posais cette étrange question quand j'observais à travers nos médias l'appauvrissement généralisé de mes compatriotes, alors que leurs élites semblaient avoir pris beaucoup de gras! Le retournement des choses avait-il eu lieu en France où l'on assisterait "au peuple servant les élites" et faire le constat désol-ant que le peuple se serait fait berner au cours de son Histoire par leur élites pour parler grossièrement? Bien évidemment, c'est une chose qu'on ne pouvait que déplorer pour les grands naïfs que sont les fra-nçais. En fait, je crois, que si la France en est arrivée à cet état désastreux, c'est parce qu'elle avait choisi depuis 1789, l'hypocrisie et non la vérité comme destin. Bref, l'intellectualisme au service du grand rêve réalisant la liberté et l'égalité, ce qui fut pour moi une grave erreur dès le départ. Et c'est je pense le gra-nd débat qui agite toujours la scène intellectuelle française et non pas nos pragmatiques penseurs Anglo-Saxons qui ne font qu'explorer le réel pour mieux le connaître et l'exploiter et non une nébuleuse de la pensée comme les français aiment l'appréhender. Bref, c'est l'éternel débat entre Voltaire et Rousseau entre l'hypocrisie et la vérité dont les frictions sont toujours vivaces au sein de la société française où le mensonge intellectuel vous donne l'illusion de se croire grand et la vérité de dire au public ce qu'on est vraiment par ses confessions intimes qui lui dévoilent tous nos vices ou nos travers. Personnellement, j'ai toujours préféré un salaud qui nous l'avouait qu'un salaud qui se faisait passer pour un saint. Appar-emment Voltaire était une crapule intellectuelle et Rousseau un monstre qui ne se le cachait pas. Mais pour moi, l'homme qui nous avouait qu'il était un monstre avait toute ma sympathie, car il nous dévoi-lait son humanité, alors qu'un monstre qui se cachait derrière un homme vertueux avait toute ma répu-lsion. C'est ni plus ni moins le drame auquel nous assistions en France où nos intellectuels étaient inca-pables de résoudre le dénouement parce que pour eux Voltaire était un grand homme et Rousseau un frileux qui n'était pas français, mais Suisse. C'était aussi un drame pour la littérature française, qui ne s'exportait plus, mais tournait en rond dans l'hexagone faute de savoir déchiffrer la nouvelle réalité du monde.

Et les seuls livres qui avaient du succès auprès de mes compatriotes étaient ceux qui décrivaient leur mal être ou du comment sortir du burn-out ou du comment sortir du manque de libido ou du comment tonif- ier son pouvoir sexuel pour ceux qui avaient encore des érections etc, etc. Bref, la France ne bandait plus parce qu'elle avait perdu le goût de vivre en ne voyant plus son avenir. Et que ces livres étaient écrits en grande partie par la littérature Anglo-Savonne très pragmatique en affaires, ne nous le cachons pas. Mais changeons de sujet, mon ami, car on pourrait croire que je hais Voltaire et la France, ce qui n'est pas le cas, mais seulement ses élites intellectuelles. Et si je l'ai quittée il y a 10 ans, c'est seulement pour pouv- oir sortir la tête hors de l'eau et reprendre goût à la vie!

Au manoir seule l'aile gauche du bâtiment est habitée et c'est lord Builtman qui l'avait décidé par soucis d'économie de chauffage mais aussi pour ne pas devoir meubler des lieux où il n'y vivait personne. Bref, du grand pragmatisme à l'Anglaise! Mes lieux de vie se trouvent au rez de chaussée pour que je puisse surveiller les allées et venues dans le parc ainsi que réceptionner les invités habituels ou surprises, ce qui fait aussi partie de mes fonctions de majordome. Ces lieux de vie, comme j'aime les appeler( car je les quitte guère durant la journée) sont à vrai dire d'une dimension assez importante et sont constitués, non pas d'une loge pour domestique, mais d'un confortable appartement meublé avec simplicité, d'une buan- derie équipée de deux machines à laver et de deux séchoirs à linge en cas ou l'un tomberait en panne, d' une table à repasser avec un fer a vapeur que je trouve très pratique pour déplisser les chemises et vestes et pantalons de mon maitre, lord Builtman. Et personnellement je tiens à ce que tout soit parfait et passe souvent des heures a repasser ses chemises afin d'éliminer tout plis disgracieux, mais sans aller au delà des limites. Car comme toute bonne ménagère le sait, un repassage excessif avait le défaut de les user prématurément, ce qu'on pourrait bien me reprocher. Alors j'y vais souvent avec toute la prudence du monde et ne fais jamais deux choses à la fois, comme les femmes qui sont souvent au four et au moulin si l'on peut dire. Et c'est une fois le petit déjeuner préparé et servit à lord Builtman dans sa chambre au 4 ème étage( sans ascenseur) que je m' attèle aux taches ménagères qui sont très nombreuses dans le vaste manoir. Et bien que j'aie toujours voulu commencer par les étages supérieurs par soucis d'éfficacité, co-mme pour déposer la saleté où la poussière au rez de chaussée pour la ramasser, lord Builtman me l'a toujours interdit. Alors je commençe par le bas, le temps qu'il ait fini son petit déjeuner pour ensuite remonter lui apporter son costume, ses chaussures et l'aider à s'habiller comme il est convenu dans mon contrat de majordome, bref, un soin pour lui que j'ai toujours pris avec grand plaisir. Bien sûr, vous qui êtes un moderne et apparemment libre, vous allez me dire que je suis un idiot ou un arriéré pour me rab-aisser ainsi, comme si je n'avais pas suivi l'évolution de la société et de ses moeurs. Mais sachez reconn-aître que pour 50000 livres par an, cela n'est-il pas largement justifié? Et puis vous qui vous vous cro-yez libre, alors que vous l'êtes pas, admettez que votre soumission à un chef et non pas des plus symp-athiques, est peut-être pire que la mienne, n'est-ce pas? En fait, je crois que vous vous trompez vous même sur votre soi-disant liberté, car toute votre journée n'est-elle pas occupée à un travail ingrat qui ne vous apporte plus aucun plaisir, mais un maigre salaire?

Alors pourquoi rire à mon égard( vous qui êtes soumis à la dure loi des travailleurs issue du 19 ème siè- cle, bref, au machinisme abêtissant) et moi qui ne fais que suivre les pas de mes ancêtres aupprès des gr- ands monarques? Personnellement, je crois que nous ne vivons pas dans le même monde et je pense sin- cèrement que vous vous trouvez du mauvais coté de la barrière. Car j'ai toujours autant de plaisir à ser- vir lord Builtman, qui m'apporte en vérité beaucoup de choses grâce au temps libre qu'il m'accord pen- dant son absence où j'ai accès à son immense bibliothèque qui me permet de me cultiver selon sa  devise au manoir : Ici on se cultive et on se réjouie, et je  peux aussi regarder la télé comme il me plait et m'in- former sur l'état du monde. En fait, j'ai compris en lisant les oeuvres de nos plus grands philosophes et tout en suivant l'actualité, que la paix n'était pas une vertu produite par notre soi-disant parfaite démocr-atie, mais bien parce que tout le monde était occupé à travailler pendant toute la journée et donc n'avai-ent pas le temps de comploter contre les autres ou de faire des bêtises! Je sais une rude remise en ques-tion  de nos grands concepts démocratiques, mais une réalité évidente, n'est-ce pas? Et que la paix dans le monde n'était pas une question idéologique, comme on aurait pu le croire, mais une question pratique dans le vrai sens du terme. Et je pense sincèrement qu'il serait important aujourd'hui de revoir toute l'H-istoire des idées pour enfin réussir à rétablir la paix dans le monde. Et que ceux qui déclenchaient sou-vent les guerres étaient apparemment ceux qui ne travaillaient pas, bref, les hommes politiques, les mili-taires, les prédicateurs religieux et les intellectuels. Quant aux vrais grands hommes, ils assuraient à l'h-umanité ni plus ni moins la paix durant plusieurs siècles voir un bon millénaire. Mais je vais m'y penc-her plus sérieusement et affiner mes recherches dans les semaines ou dans les mois ou peut être dans les années à venir, sachant qu'ici au manoir une heure dure un mois et une année au dehors en vaut 10! J'ai parfois l' impression que le temps s'est arrêté dans ces lieux où je crois avoir toujours 20 ans. Mais c'est fou de se sentir éternellement jeune! On dit souvent qu'en vieillissant le temps passe plus vte, alors qu' ici au manoir  c'est tout le contraire et où l'on rajeunit en vieillissant. C'est aussi un mystère qu'il me faudra élucider un jour ainsi que tous les autres si complexes. Dans l'aile droite du manoir, lord Built-man a fait installer une salle de sport avec tous ces instruments de tortures que vous devez tous conna-itre, mes chers amis sportifs. Car mon maître est une force de la nature et tient absolment à se tenir en forme aussi bien pour ses affaires que dans le cadre de ses  : où dans cette partie inhabitée, il y organise régulièrement des courses à travers le dedale du manoir où, il faut le dire, tous les coups sont permis. Je sais vous allez me dire encore un jeu pervers des aristocrates! Oui, mais bon, tous les participants avant de s'y lancer doivent signer une décharge en cas d'accident mortel pour éviter à lord Builtman toute res- ponsabilité criminelle, ce qui je pense est sans hypocrisie, n'est-ce pas?

Dans ce jeu extravagant, je ne suis que celui qui donne le coup d'envoi et le témoin du vainqueur ainsi que celui qui leur apporte les rembourrages ( gants, genouillères etc) necessaires à ce sport à haut risque, où tous les coups sont permis, quant à faire tribucher son adversaire dans les escaliers ou bien dans les couloirs ou l'égarer pour le faire perdre. Mon patron a beaucoup d'imaginaton, n'est-ce pas en matiere de jeu? Et je pense que c'était sa façon à lui de recruter ses meilleurs éléments ou gens de confiance pour son business, ce que nous pouvons qu'apprécier l'éfficacité, n'est-ce pas? Tenez, la semaine dernière, au cours d'une de ces poursuites infernales à travers le dédale du manoir, nous avons eu un mort! Celui-ci avait apparemment confondu une porte avec une fenêtre d'où il s'était précipitée. Et le grand malheur dans cette histoire, c'est que le vilain dans sa chute avait écrasé mes plus beaux rosiers et de sucroit mes roses du Bengal! Et j'ai mis un temps fou pour leur redonner leur ancienne allure élégante et aristocra-tique tellement ce malotru les avait ratatiné. Il serait important de dite aussi, au lecteur médusé, que lord Builtamn pour pimenter le jeu avait creée des pièges pour éliminer ses plus rudes adversaires (mais que ceci soit dit entre nous) et que ces derniers auraient dû le savoir tellement il destestait les faibles. Forc-ément, c'était toujours lui qui gagnait même s'il avait quelques equimoses sur son visage et les bras à son retour. Ses adversaires rentraient souvent dans un état pitoyable au point je devais les soigner moi même dans la cuisine. Une fois, au cours d'une de ces courses très musclées, nous perdîmes deux par-ticipants sans savoir où ils avaient bien pu disparaitre! Lord Builtamn et nous autres, nous les avions attendu pendant des heures, puis étions partis à leur recherche mais sans avoir obtenu de resultat. Nous avions tous eu l'impression que le manoir les avait engloutit comme une plante carnivore! Et à la suite de  cette dispârition bien étrange, nous avions eu la visite de Scotland Yard au manoir. Mais lord Built-man se défendit très bien en leur présentant les décharges écrites faites par ces derniers où ils avaient signé leur responsabilité en cas de malheur. Mais cela n'avait aucunement empeché les deux inspecteur de faire leur recherche à l'intérieur du manoir où je les avais conduit avec toute la courtoisie qui m'im- combait. Mais après avoir visité toute l'aile droite du manoir et taper contre les murs pour voir s'il n'y avait pas de parois creuses et placé des écouteurs sur les murs pendant des jours et des nuits pour ecou-ter de possibles appels au secours ou bruit étranges, les résultats se montrèrent décevants. Mais ne sach-ant pas comment m'en débarasser, je leur avais dit sans mentir que ces deux personnes qui n'étaient pas des lords, mais des ambitieux, auraient bien pu pretexter leur participation pour disparraitre tout simple-ment de la circulation? Les deux policiers, dont je me souviens plus les noms, avaient aussitôt tendu l' oreille à mes spéculations fort crédibles et étaient partis l'air plutôt satisfait de ma déduction pour con-duire leur enquête vers un possible détrournement de fonds de nos deux lascars, ce qui nous arrangeait bien, moi et Lord Builman qui ne surpportions plus d'avoir la police sur le dos pendant toute la Journée. Ainsi le calme regagna le manoir pour le bonheur et la tranquillité de ses habitants.